Vendredi 16 – Nouvelle version du Notre-Père

Une nouvelle traduction du « Notre Père » : « Ne nous laisse pas entrer en tentation »

Depuis le 22 novembre 2013 existe une nouvelle traduction officielle de la Bible pour la liturgie francophone. Dans cette nouvelle traduction se trouve notamment une révision de la prière du Notre Père, dont la très controversée sixième demande ne sera plus « Et ne nous soumets pas à la tentation » mais « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Le 9 mars 2017, les évêques francophones de Belgique ont décidé que la version du Notre Père prévue pour la nouvelle traduction du Missel romain en langue française pourra être utilisée dans nos communautés dès le week-end de Pentecôte des 3 et 4 juin 2017. La sixième demande du Notre Père ne sera plus : Et ne nous soumets pas à la tentation mais Et ne nous laisse pas entrer en tentation.

La formule en usage depuis 1966 –ne nous soumets pas à la tentation– n’est pas fautive d’un point de vue exégétique mais elle pouvait donner à penser que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi nous indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi, dans la lettre de Saint Jacques, il est dit clairement que Dieu ne tente personne (Jc 1, 13).

Abbé Jean-Pierre Pire, Doyen de Liège Ville

Conférence sur le « Notre Père »

La conférence aura lieu deux fois le 16 juin et sera donnée par Jean-Pierre PIRE, Doyen de Liège, à :

  • 9h30 à la cathédrale de Liège, après l’Eucharistie de 9h00
  • 20h00 à l’église Saint-Remacle en Amercoeur, Rue d’Amercoeur 22, 4020 Liège

Communication de la Conférence des évêques francophones de Belgique concernant la prière du Notre Père

Le 9 mars 2017, les évêques francophones de Belgique ont décidé que la version du Notre Père prévue pour la nouvelle traduction du Missel romain en langue française pourra être utilisée dans nos communautés dès le week-end de Pentecôte des 3 et 4 juin 2017. La sixième demande du Notre Père ne sera plus : Et ne nous soumets pas à la tentation mais Et ne nous laisse pas entrer en tentation.

La formule en usage depuis 1966 –ne nous soumets pas à la tentation– n’est pas fautive d’un point de vue exégétique mais elle pouvait donner à penser que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi nous indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi, dans la lettre de Saint Jacques, il est dit clairement que Dieu ne tente personne (Jc 1, 13).

La mise à jour du nouveau missel romain en français comprendra cette version du Notre Père qui a déjà été validée par la Congrégation du Culte divin et les conférences épiscopales des pays francophones. Comme les communautés catholiques néerlandophones de Belgique et celles des Pays-Bas utilisent depuis l’Avent 2016 une nouvelle version du Notre Père, nous avons pris la décision pour la Belgique d’adopter dès la fête de Pentecôte cette nouvelle formulation du Notre Père en langue française.

Concrètement :

Un accord œcuménique sur cette version du Notre Père (par ailleurs généralement bien accueillie) prendra sans doute encore un certain temps vu le nombre de pays et de confessions concernés. Pour notre part, nous avons informé les responsables des communautés réformées et des Eglises orthodoxes de Belgique des raisons pastorales qui -vu le contexte belge- ont motivé les évêques catholiques d’autoriser son usage dès la Pentecôte.

Le 27 mars 2017
Mgr Jean-Luc Hudsyn
Évêque référent francophone pour la liturgie