Église du Saint Sacrement
Samedi 30 mai 2026 : adoration nocturne
Dans la nuit de samedi 30 mai 20h au dimanche 31 mai 7h : Adoration nocturne mensuelle.
Inscriptions obligatoires à partir de 22h (abbedor@gmail.com)
C’est l’ouverture de la semaine eucharistique.
Jeudi 4 juin jusqu’au mardi 30 juin : Exposition sur la théologie de la Fête-Dieu chez Joseph Ratzinger / Benoît XVI.
Visite accessible du jeudi 4 juin au mardi 30 juin, le jeudi de 9h-12h et 14h-17h, et les autres jours de semaine avant ou après les messes : lundi, mercredi et vendredi 18h, mardi, jeudi et samedi 8h30. Entrée libre ou sur rendez-vous en contactant l’abbé Marc-Antoine Dor abbedor@gmail.com +32 (470) 947005
Jeudi 4 juin 2026
10h00-12h00 et 14h00-17h00: Adoration du saint-Sacrement
Vendredi 5 juin 2026
10h00-12h00 : Adoration du saint-Sacrement
Samedi 6 juin 2026 :
18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée par Mgr Delville, évêque de Liège

A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement
Dimanche 7 juin, messes de la Fête-Dieu
10h en Latin
11h15 en Français
Dimanche 14 juin a 16h : Concert Bach Inspiration VIII
Programme détaillé:
Ensemble vocal Praeludium
Ensemble Ellipses
Quatuor à cordes et deux hautbois
Orgue et direction, Patrick Wilwerth
Au programme : Extraits des cantates :
BWV 131 : Aus der Tiefen rufe Ich, Herr, zu dir
BWV 68 : Also Hat Gott die Welt geliebt
BWV 196 : Der Herr segne euch
BWV 79 Nun danket Alle Gott
« Dicite in gentibus » de Anton Cajetan Adlgasser
« Laudate pueri Dominum » de Félix Mendelssohn
PAF : 15€
Ce programme propose un véritable parcours intérieur et spirituel, allant de la détresse humaine à la louange collective. À travers des œuvres s’étendant de l’époque baroque au romantisme, il met en lumière une dynamique essentielle de l’expérience chrétienne : le cri de l’homme, la réponse de l’amour divin, et l’émergence d’une reconnaissance exprimée dans le chant commun.
Le chemin s’ouvre dans l’abîme avec Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir (BWV 131), l’une des premières cantates de Johann Sebastian Bach. Inspirée du Psaume 130, cette œuvre donne voix à une humanité en souffrance, appelant depuis un lieu d’obscurité et d’incertitude. L’écriture musicale, dense et introspective, porte à la fois le poids de la faute et l’espérance fragile du salut. Chez Bach, le contrepoint devient ici plus qu’un procédé d’écriture : il est une forme de quête spirituelle, une prière rigoureuse et ardente.
De cette supplication émerge progressivement la réponse. Avec Also hat Gott die Welt geliebt (BWV 68), le message évangélique s’impose avec clarté : à l’appel de l’homme répond l’amour. La musique s’éclaire, s’ouvre à une lumière nouvelle, où l’inquiétude cède peu à peu la place à la confiance. Cette évolution se prolonge dans Der Herr segne euch (BWV 196), œuvre empreinte de sérénité et de douceur. Souvent associée à des moments de passage et d’union, elle déploie une atmosphère de bénédiction et d’apaisement, comme si l’âme trouvait enfin un lieu de repos.
Avec Nun danket alle Gott (BWV 79), la perspective change d’échelle : de l’expérience individuelle, on passe à l’expression collective. Ce qui était cri devient action de grâce. Ancrée dans la tradition du choral luthérien, cette cantate affirme une foi partagée, portée par l’énergie et la plénitude du chœur.
Le programme s’ouvre ensuite à un horizon plus universel. Dicite in gentibus d’Anton Cajetan Adlgasser invite à proclamer la louange « parmi les nations », élargissant le propos au-delà d’une seule confession. Enfin, avec le Laudate pueri Dominum de Felix Mendelssohn, le texte du psaume retrouve une nouvelle expression, marquée par la clarté et l’équilibre du langage romantique. La musique y respire avec une évidence lumineuse, offrant une vision apaisée et rayonnante de la louange.
À travers ces œuvres se dessine un fil continu : celui de la transformation de la condition humaine par la foi, portée et révélée par la musique. Le cri initial n’est pas effacé, mais accompli — intégré dans un mouvement plus vaste qui conduit de l’introspection à l’affirmation, de la solitude à la communion des voix. Ainsi, ce programme ne juxtapose pas seulement des œuvres : il propose une trajectoire, une traversée, des profondeurs vers la lumière, de la supplication à la louange.
Horaires réguliers de l’église du Saint-Sacrement

Contact:
Église du Saint-Sacrement
Boulevard d’Avroy 132, Liège
Abbé Marc-Antoine Dor
abbedor@gmail.com
SMS +32 (470) 947005
Téléchargez ici le feuillet pour suivre cette messe.
Revisionner la messe de 2020 :

Succédant à l’ancienne église Sainte-Anne (XVIe s.) des Augustins qui la firent ériger au XVIIIe siècle, l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy présente cette particularité d’être aujourd’hui la seule à être consacrée sous ce vocable à Liège.
Elle le doit aux Religieuses du même nom qui firent restaurer et reconsacrer en 1866 l’édifice désaffecté depuis la dispersion (1796) des chanoines augustins, lors la Révolution française. Pendant 127 ans, les religieuses se vouèrent dans cette église à l’adoration perpétuelle de l’Eucharistie. Leur communauté disparut en 1993, faute de vocations mais en 2003 une association de fidèles intitulée « Sursum Corda » prit le relais en rachetant le sanctuaire -alors menacé de sécularisation- afin d’y perpétuer l’œuvre des religieuses disparues.
« Sursum Corda » a été reconnue canoniquement par l’évêque de Liège le 22 février 2016 . Elle a entrepris une réhabilitation intégrale du bâtiment. Entre autres activités, chaque année depuis 2003, l’église du Saint-Sacrement contribue à solenniser la Fête-Dieu en ses murs. Cette oeuvre ne vit que de dons.







